Les chiffres des jeux d’argent au Royaume-Uni révèlent que le jeu en ligne est le seul secteur en croissance

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Les chiffres des jeux d’argent au Royaume-Uni révèlent que le jeu en ligne est le seul secteur en croissance

Les activités en ligne dominent le secteur

La UK Gambling Commission (UKGC) a publié des chiffres montrant la performance du secteur des jeux de hasard pour l’année se terminant en septembre 2018. Il révèle que les jeux de hasard en ligne sont toujours en croissance et dominent les autres formes de jeu. Le chiffre d’affaires total pour cette période s’est élevé à 14,5 milliards de livres sterling. Il s’agit d’une baisse de 0,4 % par rapport à l’année se terminant en mars 2018. Les jeux d’argent en ligne représentent près de 39%, avec un chiffre d’affaires de 5,6 milliards de livres sterling. Les casinos en ligne ont enregistré un chiffre d’affaires de 3 milliards de livres sterling, dont les deux tiers environ provenaient des machines à sous.

Les paris sportifs en ligne se situaient autour de 2,1 milliards de livres sterling, à peu près au même niveau que la période précédente. Globalement, les paris en ligne ont augmenté de 3,7%. Cette hausse s’explique en grande partie par une hausse de 21 % des paris sur les échanges, qui ont atteint 342 M£, et par une hausse de 7,6 % des revenus des bingo, qui ont atteint 177 M£.

L’effet de la réduction de la mise en jeu maximale dans les RSOS

Viennent ensuite les paris de détail, dont le chiffre d’affaires s’élevait à 3,2 milliards de livres sterling. Il s’agit d’une baisse d’environ 94 M£ par rapport à la période précédente. La majeure partie de ces revenus – 59 % – provient des appareils de jeux. Les machines de jeu ont connu une légère baisse de 5,6 millions de livres sterling, une tendance à la baisse qui devrait se poursuivre à la suite de la nouvelle réglementation sur les terminaux de paris à cote fixe (FOBTs). Le gouvernement a réduit la mise maximale sur les RSOS le 1er avril 2019. Cette mesure a été prise pour aider les joueurs à problèmes, car il a été démontré que les RSOS créent une forte dépendance. Les bookmakers de détail connaîtront probablement une baisse importante de leurs revenus à la suite de cette décision, certaines entreprises affirmant qu’elles devront fermer de nombreux agences. Il y a déjà 500 RSOS de moins en service depuis la dernière période enregistrée. Au total, il y a 33 190 RSOS en service, soit le niveau le plus bas des sept dernières années.

Le nombre d’agences de détail a également diminué, passant de 8 555 à 8 423. Il s’agit d’une baisse importante par rapport au sommet historique de 9 128 atteint en mars 2012. La plupart des fermetures récentes provenaient de Gala Coral et Ladbrokes, qui sont toutes deux exploitées par GVC Holdings. Les chiffres de la Loterie Nationale étaient essentiellement les mêmes, avec des rendements bruts de 3 milliards de livres sterling. Le rendement des casinos  classiques a chuté de 11,4 %, à 859 M£. Cette baisse s’explique principalement par une baisse de près de 40 % des recettes du baccarat. Le rendement du bingo classique a chuté de 1% à 355 millions de livres sterling, les paris virtuels ayant chuté de 4,2% à 81,8 millions de livres sterling.

Et maintenant ?

La UKGC a récemment pris des mesures de répression sur plusieurs fronts, après avoir persuadé le gouvernement de réduire les enjeux pour les RSOS. Elle fait maintenant la promotion de la sensibilisation au jeu compulsif et à la responsabilité sociale. Le nombre d’auto-exclusions a augmenté de près de 11 %. Le nombre de personnes optant pour l’exclusion est maintenant supérieur à 1,5 million. Il y a eu une augmentation de 28 % des vérifications de l’âge effectuées par les opérateurs par rapport à la dernière période enregistrée, les vérifications de l’âge faisant partie de la répression du jeu des mineurs. Des chiffres récents montrent des tendances inquiétantes concernant les habitudes aux jeux des jeunes. Il existe déjà des restrictions volontaires en matière de publicité pendant les émissions sportives, mais des appels ont été lancés pour les étendre davantage. Des pressions sont exercées sur les équipes sportives pour qu’elles mettent fin à leurs contrats de sponsoring avec les compagnies de jeux.Enfin, on réclame de plus en plus l’introduction d’un prélèvement obligatoire sur les exploitants de jeux de hasard pour aider à financer les programmes de traitement de l’accoutumance. La système actuel basé sur le volontariat n’est pas très réussi, de nombreux opérateurs évitant de verser des cotisations.

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